Stop aux violences faites aux femmes
Une femme meurt tous les 3 jours sous les coups de son conjoint ou ex-conjoint.
Près de trois viols sont commis toutes les heures dans notre pays.
Toutes ces violences constituent un véritable problème de santé publique, du fait de leurs conséquences physiques mais aussi psychologiques pour les victimes. Les mesures de confinement, mises en place pour lutter contre la pandémie de la COVID-19, ont provoqué des tensions exacerbées et ont fait augmenter les statistiques de viols et violences sexuelles pour l’année 2020. Pour autant, en 2020, 90 femmes ont été tuées par leurs conjoints ou ex-conjoints, soit un chiffre en baisse de plus d’un tiers par rapport à l’année 2019.
Néanmoins, il est un peu tôt pour tirer des conclusions et nous ne pouvons pas nous satisfaire de cela. Les agressions, qu’elles soient verbales ou physiques, le harcèlement de rue, le harcèlement sexuel, commis dans la sphère privée ou sur son lieu de travail, les violences intrafamiliales sont des fléaux qu’il faut combattre. Comment ?
En brisant le silence, en éduquant nos enfants. Depuis quelques années et devant la gravité du phénomène, les pouvoirs publics ont voulu apporter une réponse forte, comme par exemple lors du « grenelle contre les violences conjugales ». De même, une réelle prise de conscience est en marche dans notre société avec la libération de la parole, notamment grâce au phénomène des « hashtag » #Metoo et #balancetonporc.
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Des initiatives pour lutter contre les violences et agressions faites aux femmes
Un point commun chez les victimes est un mécanisme du « psycho traumatisme ». Au moment de l’agression, du viol, sur l’effet de la peur, de la douleur et parce qu’elles ne peuvent pas s’enfuir, les victimes sont sidérées. Un phénomène qui paralyse et empêche de réagir.
Les victimes ne doivent plus subir et peuvent agir pour se défendre.
Je suis très sensibilisée et engagée sur cette problématique de par les fonctions que j’occupe, en tant que Chef de Service au sein de la police municipale. La qualité de l’accueil et de l’accompagnement sont primordiales dans la prise en charge des victimes et tout est mis en œuvre dans mon service pour ce but.
Le maire de la commune de Saint-Jean-de-Védas Monsieur François Rio, dans laquelle j’occupe mes fonctions, est depuis longtemps très sensible sur ce sujet. C’est pour cette raison qu’il a souhaité réagir dans un premier temps en formant le personnel communal féminin aux gestes techniques simples de protection, efficaces et accessibles à toutes dans le but d’acquérir des réflexes pour réagir en situation d’agression physique. Des gestes qui peuvent aider à se sortir d’une situation périlleuse pour prendre la fuite.
Pour ce faire, la municipalité a signé un partenariat avec l’Académie du Capitaine Jacques LEVINET qui organise des stages anti-agression à la fréquence d’un par mois.
Le succès est au rendez-vous, les agents de différents services de la collectivité répondent présentes lors ces temps de formations. Des échanges d’expériences viennent également enrichir ces séances. Un temps qui profite à toutes pour libérer la parole.
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Enfin, nous avons tous un rôle à jouer en tant que parents, proches, amis, professeur des écoles, animateurs et professionnels dans la lutte contre les violences faites aux femmes. Plus que jamais nous devons continuer tous ensemble à œuvrer pour lutter contre toutes les formes de violences.
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